Portrait. Guillaume Coudert : « l’art de conjuguer le slash »

Portrait. Guillaume Coudert : « l’art de conjuguer le slash »

Découvrons le parcours de Guillaume Coudert, salarié & associé de Agorize et « slasheur » à ses heures perdues.
Vous non plus, vous ne savez pas ce qu’est un slasheur ? C’est aujourd’hui Guillaume Coudert qui a accepté de témoigner sur ses activités professionnelles. Rencontre avec un influenceur - entrepreneur.
 

Après des études en Ressources Humaines, Guillaume choisit de débuter sa carrière au sein d’une grande entreprise. En charge de la fidélisation des talents, de la valorisation de l’image de l’entreprise et de la marque employeur, il nous précise : « Très vite, je me rends compte que certes j’aime bien ce que je fais mais que j’ai besoin de plus ! ».
Il crée alors un blog : marqueemployeur.net. Ce blog lui permet d’enrichir ses compétences, ses connaissances. Il écrit de nombreux articles sur différents sujets RH : le recrutement, l’égalité homme-femme, et bien sûr, la marque employeur. « À cette époque je pensais que mon blog ne serait qu’une passade mais finalement il prend de l’ampleur… » nous raconte-il avec émotion. Rapidement invité sur différents évènements pour sa connaissance très poussée du sujet de la marque employeur, l’un d’eux va booster sa carrière.

A Deauville, il rencontre ainsi son futur employeur et associé, Charles Thou, Président d’Agorize. Cette entreprise organise des hackathons et challenges d’innovation sponsorisés par de grandes entreprises afin de faire émerger les meilleurs projets d’étudiants, de startuppers ou de collaborateurs. A l’époque, Agorize comptait 3 employés, mais très vite Guillaume voit plus grand et se donne pour objectif de faire grandir cette jeune pousse. Nous sommes en 2011, Guillaume a 24 ans, mais il est déjà déterminé.

Tout en gravissant les échelons chez Agorize, Guillaume poursuit son blog, source d’opportunités de plus en plus nombreuses. « Je deviens « slasheur », c’est-à-dire que je travaille dans une entreprise et j’ai d’autres activités en parallèle. » nous explique-t-il.
Ce terme vient du "slash" ou "/ " qui sépare des éléments. Ce nouveau profil de travailleurs indépendants symbolise des passionnés par plusieurs univers professionnels qui ont décidé de ne pas faire de choix. Ils représentent en France plus de 4,5 millions d'actifs.

Le blog marqueemployeur.net lui ouvre de nombreuses portes puisqu’en plus des conférences et des interventions qu’il réalise régulièrement, il devient intervenant à l’ISCOM et dispense des cours sur la marque employeur. Depuis peu, des agences de communication, en recherche d’influenceurs, le contactent : « De nos jours, les entreprises sont de plus en plus dans une logique d’influence corporate. Au lieu de valoriser un produit, elles mettent en avant la qualité de vie au travail, les locaux de l’entreprise ou encore ses opportunités d’évolution… » nous confie-il.

Des métiers complémentaires

On pourrait croire que son métier d’influenceur spécialiste de la marque employeur concurrence Agorize. Bien au contraire, ces deux métiers sont totalement complémentaires. Agorize lui offre même la possibilité de consacrer 20% de son temps à ce second métier. Lors des conférences ou des formations que Guillaume donne sur la marque employeur, il aborde son expérience professionnelle chez Agorize et explique ainsi l’activité de sa société. « Il se peut que suite à une conférence, un client soit intéressé par la solution Agorize. C’est pour moi un aboutissement puisque c’est totalement vertueux pour ma société ! » nous explique-t-il en souriant.

Pour Guillaume, le fait de slasher est une tendance qui permet aux collaborateurs de s’épanouir dans leurs métiers. Il ne verrait pas sa vie d’une façon différente puisque, grâce à son blog et son métier d’influenceur, il a pu élargir son cercle de connaissances et faire grandir Agorize. Aujourd’hui cette société compte près de 100 talents qui œuvrent pour satisfaire près de 300 clients sur les cinq continents. Très récemment, Agorize a réalisé une levée de fonds de 13 millions d’euros pour lui permettre d’accélérer son développement à international et répondre à la demande croissante de grands groupes internationaux en matière d’open innovation.

« La norme de la mono-activité est en train de disparaître petit à petit, même si elle reste encore majoritaire et dominante en France. Je pense cependant que d’ici quelques années cette tendance va prendre de l’ampleur et se démocratiser puisque beaucoup de jeunes, aujourd’hui, ne souhaitent plus se cantonner à une seule activité. » conclue Guillaume Coudert.
 

Les conseils de Guillaume aux entrepreneurs / slasheurs

1. L’envie d'apprendre de nouvelles choses
« Pour être slasheur, il faut aimer le risque et apprendre. Parfois, j’ai des demandes d’interventions sur des sujets que je n’ai jamais abordés. Commence alors un long travail de recherche pour connaitre mon sujet par cœur. Cela me permet de rester à la pointe des sujets marque employeur.

2. Être passionné et enthousiaste
« Il faut être passionné par son sujet ! Au-delà d’accepter un poste métro, boulot, dodo, il faut intégrer une entreprise qui nous fait vibrer et un poste qui nous booste. De plus, il faut savoir que vous aurez deux métiers donc deux fois plus de travail ! Il faut avoir le temps de pouvoir répondre aux différentes demandes. »

3. Le recrutement
« Le recrutement dans une start-up est plus important qu’ailleurs. S’entourer des bons profils est fondamental. »

4. Ne pas brider ses collaborateurs
« Beaucoup de collaborateurs veulent devenir influenceurs de leur entreprise, et il ne faut pas que les sociétés les brident. Au contraire, il faut les encourager en leur donnant les clés pour réussir car in fine cela aura une répercussion positive pour l’entreprise. »
 

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